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Chanson D'Automne
- Paul verlaine
Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et bleme, quand
Sonne I'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure;
Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deca, dela
Pareil a la
Feuille morte.
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Le Ciel Est, Par-Dessus Le Toit
- Paul verlaine
Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.
La cloche, dans le ciel qu'on voit,
doucement tinte.
Un oiseau sur l'arbre au'on voit
Chante sa plainte.
Mon Dieu, mon Dieu, la vie est la,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-la
Vient de la ville.
-- Qu'as-tu fait, o toi que voila
Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu fait, toi que voila,
De ta jeunesse?
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L'Echelonnement Des Haies
- Paul verlaine (1844~1896)
L'echelonnement des haies
Moutonne a l'infini, mer
Claire dans le brouillard clair
Qui sent bon les jeunes baies.
Des arbres et des moulins
Sont legers sur le vert tendre
Ou vient s'ebattre et s'etendre
L'agilite des poulains.
Dans ce vague d'un Dimanche
Voici se jouer aussi
De grandes brebis aussi
Douces que leur laine blanche.
Tout a l'heure deferlait
L'onde, roulee en volutes,
De cloches comme des flutes
Dans le ciel comme du lait.
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Un Grand Sommeil Noir
- Paul verlaine
Un grand sommeil noir
Tombe sur ma vie :
Dormez, tout espoir,
Dormez, toute envie !
Je ne vois plus rien,
Je perds la memoire
Du mal et du bien. . . .
O la triste histoire !
Je suis un berceau
Qu'une main balance
Au creux d'un caveau :
Silence, silence !
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Gaspard Hauser Chante
- Paul verlaine (1844~1896)
Je suis venu, calme orphelin,
Riche de mes seuls yeux tranquilles,
Vers les hommes des grandes villes:
Ils ne m'ont pas trouble nouveau,
A vingt ans un trouble nouveau,
Sous le nom d'amoureuses flammes,
M'a fait trouver belles les femmes:
Elles ne m'ont pas trouve beau.
Bien que sans patrie et sans roi
Et tres brave ne l'etant guere,
J'ai voulu mourir a la guerre:
La mort n'a pas voulu de moi.
Suis-je ne trop tot ou trop tard?
Qu'est-ce que je fais en ce monde?
O vous tous, ma peine est profonde:
Priez pour le pauvre Gaspard!
º£¸¦·», Paul verlaine (1844~1896)
°øº´Àå±³ÀÇ ¾Æµé·Î ž, 20¼¼ ½Ãû¼±â°¡ µÇ¾ú°í, 22¼¼¿¡ 'Å伺ÀεéÀÇ ½Ã'¸¦ ¹ßÇ¥.
25¼¼¿¡´Â 18¼¼±â ÇÁ¶û½ºÀÇ ¿ì¾ÆÇϰí
Çâ¶ôÀûÀÎ ²Þ°ú ¿ì¼ö¿¡ Âù dz¼Ó°ú Á¤°æÀ» ³ë·¡ÇÑ ½ÃÁý [»ç¶ûÀÇÃàÁ¦]¸¦,
´ÙÀ½ ÇØ¿¡´Â '°í¿î ³ë·¡µé'À» ³»¾î, ÀÚÀ¯·Ó°í ´ë´ãÇÑ À²µ¿ÀûÀÎ ½ÃÇüÀ¸·Î, ȯ»óÀûÀÌ°í ¾Ï½ÃÀû.ȯ±âÀûÀÎ ±×ÀÇ µ¶Æ¯ÇÑ ½ÃdzÀ» È®¸³.
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ÁÖ¿ä ½ÃÁý: ¿ì¼ö½ÃÁý(Poemes saturniens)1866, »ç¶ûÀÇ ÃàÁ¦(Les Fetes galantes)1869,
°í¿î³ë·¡(La Bonne Chanson)1870, ¸»¾ø´Â¿¬°¡(Romances sans paroles)1874,
¿¹Áö(Sagesse)1881, »ç¶û(Amour)1888, ÆòÇàÀ¸·Î(Parallelement)1889 µî.
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