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ÀþÀºÀÌ¿¡°Ô ¹é¹ßÀÌ ¼º¼ºÇϸé Les Chveuxs Gris, Quand Jeunesse Les Porte 30¼¼ ½ÃÀÎ Le Poete De Trente Ans ½ÃÀÎÀÇ Á×À½ La Mort Du Poete
±Øµµ·Î Extrement
ÀþÀºÀÌ¿¡°Ô ¹é¹ßÀÌ ¼º¼ºÇϸé - Àö ²ÀÅä
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Les Cheveuxs Gris, Quand Jeunesse Les Porte...
- Jean Cocteau
Les cheveux gris, quand jeunesse les porte,
Font doux les yeux et le teint eclatant ;
Je trouve un plaisir de la meme sorte
A vous voir, beaux oliviers du printemps.
La mer de sa fraiche et le nte salive
Impregna le sol du rivage grec,
Pour que votre fruit ambigu, l'olive,
Contienne Venus et Cybele avec.
Tout de votre adolescence chenue
Me plait moi qui suis le soleil d'hiver,
Et qui, comme vous, sur la rose nue,
Penche un jeune front de cendres couvert.
30¼¼ ½ÃÀÎ
- Àö ²ÀÅä
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Le Poete De Trente Ans
- Jean Cocteau Me voici maintenant au milieu de mon age
Je me tiens a cheval sur ma belle maison ;
Des deux cotes je vois le meme paysage.
Mais il n'est pas vetu de la meme saison.
Ici la terre rouge est de vigne encornee
Comme un jeune chevreuil. Le linge suspendu,
De rires, de signaux, accueille la journee ;
La se montre l'hiver et l'honneur qui m'est du.
Je veux bien, tu me dis encore que tu m'aimes, Venus.
Si je n'avais pourtant parle de toi,
Si ma maison n'etait faite avec mes poemes
Je sentirais le vide et tomberais du toit.
½ÃÀÎÀÇ Á×À½
- Àö ²ÀÅä
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La Mort Du Poete
- Jean Cocteau
Je ,eurs, France! Approche que je te parle,
approche encore. Je ,eurs de toi. Tu m'as injurie,
ridiculise, trompe; ruine. Tout m'est egal. Il faut
que je t'embrasse, France, que je t'embrasse une
derniere fois sur ta Seine obscene, sur tes vignobles
ignobles, sur tes champs mechants; sur tes iles
faciles, sur ton Paris pourri, sur tes statues qui Tuent.
Plus pres, plus pres, que je te regarde. Ah! cette
fois je te tiens. Inutile de crier, d'appeler. Rien
n'ouvre les doigts de mort. Je t'etrangle avec
delices. Je ne mourrai pas seul.
±Øµµ·Î
- Àö ²ÀÅä
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Extremement
- Jean Cocteau
Extremement se perdre aux bornes de soi-meme
Grace au fil qui nous fut donne
Aboutira peu loin mais c'est le seul extreme
Permis par un monde borne.
Si dans sa propre nuit le voyageur s'enfonce
Il n'en peut atteindre le bout.
Un sphinx garde la porte et ne donne reponse
Autre que ses yeux de hibou.
Àö ²Àµµ, Jean Cocteau (1889~1963)
½ÃÀÎÀÌ¸ç ¸¸´ÉÀÇ ±âÀçÀÎ ±×´Â ±â¹ßÇÏ°í °æÀÌÀûÀÎ ¼Ò¼³°¡. Á¦1Â÷ ¼¼°è´ëÀü Á÷ÈÄ ÁöÀû ¸ðÇèÀ» Áñ±â´Â ÀüÀ§ÀÛ°¡·Î µîÀåÇÏ¿© Àϰſ¡ ´ë¼º°øÀ» °ÅµÐ´Ù.
ÃÊÇö½ÇÁÖÀÇÀÚµéÀº ±×¸¦ °æ¿øÇÏÁö¸¸
±×´Â ±â¹ßÇÏ°í ´ë´ãÇÑ °î¿¹ÀûÀÎ Àç´É°ú
°íÀü¹®ÇÐÀÇ °£¸íÇÑ ¼ø¼ö¼ºÀ» °âÇÑ ¸¸´ÉÀÇ Àç´ÉÀ¸·Î µµÃ³¿¡¼ ¼º°øÀ» °ÅµÐ´Ù. ±×´Â ½º½º·Î ±×ÀÇ ¸ðµç ÀÛǰµéÀ» '¼Ò¼³½Ã''Èñ°î½Ã''ºñÆò½Ã'µî, ÅëÆ²¾î ½Ã·Î °£ÁÖÇϰí ÀÖ´Ù
ÁÖ¿ä½ÃÁý: Èñ¸ÁºÀ(Le Cape de Bonnne-Esperance) 1919, ¾îÈÖ( Vocabulaire)1922, ÆòÁ¶(Plain-Chant) 1923,
¿ÀÆä¶ó(Opera)1930 µî
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